Une pâquerette volée, des éclats de rire moqueurs... Mon premier jour d’école a été une fausse note qui a longtemps régi la tonalité de ma vie.
Je ne trouvais pas ma place à l'école. En bonne neuro-atypique qui se respecte, mon cerveau allait presto par rapport au rythme du programme scolaire, et quoi que je dise ou fasse, j’étais en décalage avec les centres d’intérêt et les conversations de mes camarades, Je me sentais constamment "pas assez bien", "pas suffisante", je me sacrifiais pour tenter d’être acceptée. Mais ça sonnait faux, puisque ce n'était pas moi. Je ressentais une tension permanente en moi.
A force d’être mise à l’écart, moquée, humiliée, j’ai construit inconsciemment une épaisse carapace pour arrêter de souffrir. Mais en faisant ça, j'ai aussi empêché la vie et la joie de vibrer en moi.
Mon échappatoire durant toutes ces années ? La pratique de la musique.
La seule discipline où j’avançais à mon tempo, où je pouvais exprimer ma mélodie propre, où j’avais des amis avec qui je partageais le même langage.
Alors naturellement, cette passion, j’ai voulu en faire mon métier.
Mais, si on n’apprend pas à connaître et à assumer pleinement son mode, sa voix, le manque d’estime de soi revient au galop. Et cette fois, il défonce la porte au lieu de frapper poliment.
Des années d’auto-sabotage, des concours d'entrée en Conservatoire ratés, le sentiment de nullité, de honte. Et encore une fois, l’impression de ne pas être à ma place dans le seul domaine où j’avais des facilités évidentes jusque-là. Ma vie était devenue un cluster, un chaos désaccordé.
Grâce à un travail d'introspection accompagné par des thérapeutes bienveillants, puis un cheminement personnel, ces dissonances du passé, j'ai pu les apaiser, les comprendre à mon rythme, et les utiliser pour créer ma symphonie intérieure pour devenir celle que je suis aujourd’hui : une thérapeute holistique, hypersensible et connectée, avec une palette d'outils colorés pour vous aider à trouver votre propre mélodie.